LA photo. Impossible à prendre, car faudrait être à bord d’un hélico!

Les Italiens ont la ville Éternelle, les Français la ville Lumière, et les Brésiliens peuvent s’enorgueillir d’avoir la ville Merveilleuse, la Cidade Maravilhosa. Comment décrire Rio de Janeiro? Autant Sao Paulo était sévère et intimidante, autant Rio est belle et envoûtante.

N’allez pas croire que le charme opère instantanément par contre; l’arrivée par autobus dans la partie nord de la ville n’a rien d’enchanteur. Partis de Sao Paulo à 11h00, nous devions être à Rio juste avant la tombée de la nuit, mais malheureusement compte tenu du trafic nous sommes arrivé passé les 19h30. Le quartier nord a mauvaise réputation, il y a des graffitis partout, on ne s’y sent vraiment pas à l’aise.  En fait, les touristes y vont pour deux raisons seulement : le terminus d’autobus et le stade de Maracana. Nous prenons donc un taxi «  »sécuritaire », c’est-à-dire coûteux, qui nous amène à notre appartement dans la partie sud.

Copa… Copacabana!!

J’ai déniché sur Airbnb un petit logis qui devrait se trouver à un coin de rue de la plage de Copacabana. La propriétaire n’a pas menti, la plage est bel et bien là, à quelque 100 mètres, mais on devra attendre au lendemain avant d’aller s’y aventurer car on ne se promène pas à toutes heures du jour sur les plages de Rio! La proprio nous a envoyé quelques conseils touristiques par courriel : elle nous recommande entre autres d’aller prendre un verre dans la favela située non loin derrière chez elle. Pardon, dans une favela? Ces bidonvilles qui s’accrochent partout aux collines et qui sont synonymes de violence, de gangs de rue et de viols? Euh, non merci. Paraît que la police a fait de grands efforts pour sécuriser les favelas en vue de la Coupe du Monde et des futurs Jeux Olympiques. C’est rassurant. Y a même plusieurs agences de tourisme qui offrent des tours en jeep dans les favelas. Avec trois enfants sous notre charge, on va laisser la chance à d’autres d’aller constater les progrès au niveau de la sécurité…

Les favelas

Le lendemain matin – après s’être abondamment enduits de crème solaire, Corinne oblige –  nous foulons la plus célèbre plage du monde. Le sable est blond, les peaux sont basanés, mais maudit que l’eau est frette! Ca c’est une surprise de taille…  Les Brésiliennes ont la réputation de ne pas se vêtir outre-mesure sur les plages et il est vrai qu’elles en laissent peu à l’imagination.

C’est pas une de nos photos, Corinne m’aurait jamais laissé les photographier!

Un peu partout ça joue au foot. Les garçons et moi regardons en silence, un peu jaloux, les jeunes et moins jeunes qui ont tous, sans exception, un talent fou pour jongler avec le ballon rond. On aimerait bien se joindre à eux mais notre orgueil mâle nous dit que ce serait pas une bonne idée d’aller se faire ridiculiser par des enfants et des vieillards!

Derrière nous se trouve la statue du Christ Rédempteur, récemment déclarée l’une des 7 merveilles du monde moderne. On imagine le Christ immense, magnanime, étendant ses larges bras pour embrasser la baie de Rio. Et bien il est tout petit, et il est loin à l’horizon. On ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec la Statue de la Liberté : deux petites statues qui ont la réputation de surplomber des villes mythiques, alors qu’en réalité elles ne sont pas plus hautes que la majorité des gratte-ciels qui les entourent.

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Le premier soir, nous allons voir un match de foot à la Mecque du foot, le stade Maracana. Les Brésiliens sont fideles à leur réputation: bruyants et sanguins.  Gare à celui qui commet une faute, joueur ou arbitre, car il doit essuyer les insultes des partisans fanatiques. On avait lu que les Cariocas, les habitants de Rio, lancent toutes sortes d’objets sur le terrain pour manifester leur mécontentement.  Faut croire que c’était un match amical car on n’a pas vu de canettes de bière ou de carcasses de poulets passer par-dessus nos têtes — oui, ça peut arriver!

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Pour vraiment apprécier toute la beauté de Rio, il faut voir la ville depuis les hauteurs, c’est ce que nous faisons le deuxième jour. Le Christ Rédempteur se trouve sur la colline Corcovado, ou le Bossu, loin derrière Rio et à plus de 700 mètres de hauteur. La statue impressionne par sa simplicité et la pureté de ses lignes. Le Christ étend ses bras derrière la baie de Rio et semble bénir les Cariocas comme si c’était le peuple choisi. Emile me fait remarquer que la statue d’une blancheur immaculée est en fait composée de toutes petites mosaïques assemblées tel un gigantesque casse – tête. A l’horizon nous voyons les plages de Copacabana et d’Ipanema, les collines tout alentour, et l’autre colline célèbre, le Pain de Sucre, en plein coeur de la baie.

Pour atteindre le Pain de Sucre, il faut prendre deux téléphériques, le premier de la base jusqu’à la colline de Urca, et le second de Urca au Pain de Sucre. Le téléphérique est en opération depuis 1912, les premières cabines pouvaient transporter 12 personnes à la fois. A l’époque, le premier trajet prenait 4 minutes, suivi d’un autre 6 minutes jusqu’au Pain de Sucre. Ce téléphérique est demeuré en opération jusqu’en 1972.

Aujourd’hui, le téléphérique amène plus de 65 personnes à la fois, il est rapide et très silencieux. La vue de Rio depuis la fameuse colline est époustouflante. Nous avions prévu être au sommet pour admirer le coucher de soleil, mais il faut croire que d’autres ont eu cette idée aussi car il y avait de longues files et lorsque nous sommes arrivés au Pain de Sucre la nuit commençait à tomber. Un vent chaud soufflait sur la colline, et c’est en voyant les lumières de la ville s’allumer tranquillement qu’on est tombés sous le charme de Rio.  Vraiment, les Cariocas sont choyés, et si ce n’était des problèmes – très réels – de violence, on pourrait dire que Rio est un petit coin de paradis.

Peut-il y avoir plus belle vue?

4 commentaires on “Rio, la ville merveilleuse

  • Eric & Corinne, It is great to see you all having a wonderful time (thanks to Google Translate!). I had to chuckle about the beaches in Rio though… You will change your mind about the best beaches in the world when you come to Australia; the sand is white, the water is warm, but there may not be quite so many bare bottoms 😉 This will suit Corinne and the kids, but not you perhaps!? See you in January.

    • Hi Chip and Joanne! I had installed the Google Translate function with you in mind, and I’m glad you’re using it! You’re probably the only ones too! I have no doubt that Australia has beaches that can rival Copacabana! Really looking forward to see you again, I hope the family is doing great. If you want to chuckle again Chip, read our difficulties with the customs in Paraguay…

  • Bonjour Corinne et cie,
    C’est passionnant de vous lire. Puisque vous êtes à Rio, ça me fait penser qu’un ami d’enfance est là: Serge Delisle; il y est devenu guide. Si vous avez encore le temps, contactez-le: son courriel est: et il est sur Facebook sous le même nom (serge alain delisle); ciao! Marie Claude

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